2019…

Je m’entends encore dire au 01 Janvier 2019
“2019, c’est notre année!”
Je ne croyais pas si bien dire.
Je ne l’ai clairement pas vu passer.
Ce fût une année folle!
En janvier, on débutait notre construction (je vous raconterai à l’occasion).
Pour me maintenir en forme, surtout mentalement, je m’étais décidée  à me remettre sérieusement à la course à pieds en m’inscrivant à 1 ou 2 compétitions par mois.
Le sport à ce pouvoir sur ma personne.
2019, c’était l’année de tous les projets. J’avais en tête un ordre bien précis de la réalisation de tout ça:
    la construction,
    déménager,
    aménager,
    et une fois que l’on aurait été bien installé: bébé.

La vie a décidément vraiment bien plus d’imagination que nous.

Rien ne s’est passé comme dans mes plans. À commencer par mon désir d’enfanter de nouveau.

Oui, j’avais formulé mon souhait de second enfant sans savoir que les choses étaient déjà enclenchées.

Ma fille, de 3 ans et 7 mois à cette époque, m’avait pourtant dit un jour que je l’allaitais sur notre canapé « maman tu sais que tu as un bébé dans ton ventre?»…
Mais j’étais trop occupée à m’affairer pour la maison en construction et mes préparatifs pour mon carnaval (ça aussi je vous raconterai mon amour pour cette liesse populaire) pour prêter attention aux différents signes que j’avais:
  • seins douloureux lors des tétées,
  • ventre qui sortait,
  • nausées matinales…
Je vous passe les détails mais bien que très mouvementée ma grossesse s’est bien passée, merci.
J’ai accouché deux semaines après avoir investi notre villa, pas totalement terminée.
Je vous ai fait un résumé de mon accouchent sur mon compte Instagram .
Ici, pendant que les souvenirs sont encore plus ou moins frais, je vous parlerai de comment je vis cette seconde naissance:
  • De mon allaitement qui ne ressemble en rien au premier.
  • De la solitude ressentie post accouchement et à l’issue du congé paternité, que j’ai beaucoup mieux appréhendée cette foi-ci.
  • De ma relation avec mon aînée, mon bébé arc en ciel, qui a été chamboulée pour faire place à la cadette.
Quand on m’a posé ma petite sur le ventre, j’avais hâte de revivre cet instant.
Je suis impressionnée par cette force de la nature et comment l’instinct primitif guide ce tout petit directement au sein sans aucune aide.
C’était une impression de déjà vue, avec un tout autre goût.
De mon coté, les automatismes sont là. Je sais quoi et comment faire.
Je suis confiante.
Je suis bien.
J’ai passé 3 jours à la maternité, où je n’ai eu aucun soucis pour allaiter.

Et puis le retour à la maison.

Nous y voilà, nous sommes 4.
En prêtant l’oreille lors des tétées, j’entends des bruits de succions que je n’entendais pas à la clinique, comme des claquements de langue, des jets de lait à tout va, ma petite qui s’énerve et qui finit par être en larmes au sein.
Je suis déboussolée moi qui avait connu un allaitement tellement serein pour mon aînée.
J’en parle à mes sœurs qui me soutiennent.
Je tente plusieurs solutions à commencer par tirer un peu mon lait avant de lui donner le sein de façon à ce que mon mamelon soit souple.
Le débit de lait était si conséquent qu’elle s’étouffait en voulant suivre la cadence.
Après discussion avec les sieurs et recherches sur le net, j’ai changé de position en la faisant prendre le sein non plus à l’horizontale mais à la verticale pour ralentir la descente de lait et contre carré la gravité.
Je faisais des recherches sur la Leche league  car je trouve ses tétées quand même bruyantes.
J’ai donc pris contact et j’échangeais via whatsapp avec l’unique animatrice de la Leche league de Martinique.
À la description de mes observations, elle m’envoya les liens d’articles que j’avais déjà lu sur le site de la LLL:
J’en ai aussi parlé à ma sage-femme, qui sentant mon désarroi,  m’envoya une consœur qui se spécialise sur l’allaitement.
Cette dernière est venue rapidement à mon domicile afin de vérifier les positions et la prise de bébé au sein.
Tout va bien, elle prend bien comme il faut le mamelon.
Rien d’alarmant, bébé est en pleine forme.
Il va juste nous falloir du temps pour nous y adapter.
Au fil des jours, ma petite s’y prend de mieux en mieux. Elle a trouvé d’elle même comment boire sans “s’étouffer” en ôtant d’elle même le sein de sa bouche quand l’afflux de lait est trop conséquent.
Il m’est arrivée de me retrouver dans des situations assez cocasse:
  • Le visage de mon bébé perlé de gouttes de lait
  • Le sein à l’air car elle reprenait son souffle
  • des régurgitations fréquentes lors des rots car cette abondance de lait lui donne pas mal de gaz.
Et puis moi dans tout ça.
Eh ben je me retrouvais avec les seins douloureux et avec une sensation qu’ils n’étaient jamais totalement « vidés ».
Je me suis mise à tirer mon lait dès que c’était possible. En voiture par exemple en me rendant chez la sage femme ou dans les embouteillages.
Pendant cette période quand les réf survenaient, je serrais les dents car j’avais l’impression que des lames de verre traversaient tout le long de mes seins avant que le lait ne sorte.
Bref ce n’était pas la joie. J’ai songé à arrêter l’allaiter.
Je me suis retrouvée un matin après une belle nuit de sommeil de ma petite avec un obus, un sein archi plein et douloureux.
Je l’ai vidé tant bien que mal puis j’ai mis ma petite au même sein.
Lais la douleur ne me quittait pas ainsi que cette sensation de sein pas totalement vidé.
Pour apaiser ma douleur et connaissant les priorités des cataplasmes à l’argile verte, je m’en sui fait quelques uns sur la poitrine pour me soulager.
L’une de mes sœurs m’avait dit de tirer mon lait sous une douche chaude et ensuite de mettre un pain de glace sur mon sein afin que le lait ne remonte pas trop vite.
Je me suis exécutée. J’ai donc suivi son conseil en désengorgeant mon sein dans un bain brulant puis j’ai apposé de la glace pour ralentir la remontée de lait.
La douleur était moindre mais toujours présente.
Alors lors de ma rééducation du périnée, j’en ai discuté avec ma sage femme aussi (oui je parle beaucoup) et elle m’a expliqué que ça arrivait souvent d’avoir un sein plus productif que l’autre. Donc de donner à ma petite uniquement le sein que je sentais qui ne se “vidait” jamais.
J’ai donc passer la journée à donner à ma petite, un seul et unique sein, celui qui était douloureux tout en le massant doucement afin qu’il retrouve sa souplesse et que j’élimine mes douleurs.

Mon bilan après ces 3 premiers mois de grossesse

J’avais vraiment pris l’allaitement pour acquis.

Mais chaque expérience est belle et bien unique.

Après ces quelques mois, je peux dire que ca va nettement mieux.

Nous avons pris nos marques.

Ce que je retiens après ces trois premiers mois d’allaitement, c’est surtout d’avoir que la confiance en soi est primordiale, croire en ses capacités et en son corps.

D’échanger et de communiquer car il est rare que les difficultés rencontrées ne l’aient pas été par d’autres avant soi.

Cet article étant assez long, je vous raconterai la suite, le soutien et ma relation avec mon aînée, dans un autre article!

2 Comments
  1. Oh la la, bravo à toi d’avoir tenu bon malgré les douleurs et l’angoisse que cela devait générer… Heureusement qu’il y a ce partage d’expériences personnelles ou professionnelles qui permet à beaucoup de mamans de trouver des ressources qu’elles ignoraient ou n’avaient pas.
    Je vous embrasse ❤️

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